6/7/2020 14:59

Pendant le confinement, Zoom a subi de nombreuses attaques et critique sur le niveau de sécurité jugée très faible par ses propres utilisateurs. Le "Zoombombing" est devenu de plus en plus fréquent. Des individus s'échangeaient les adresses de réunions et de visioconférences pour venir les perturber. Ces canulars ont rapidement tourné à l'incitation à la haine ou encore à la diffusion de contenus pornographiques grâce à la fonctionnalité de partage d'écran. La société a réagi en mobilisant toutes ses ressources pour améliorer la sécurité et la protection de la vie privée, se donnant 90 jours pour redresser la situation.

Elle a commencé, à partir du début du mois d'avril, par changer ses paramètres par défaut pour ses utilisateurs gratuits, puisque toutes les fonctionnalités de sécurité étaient désactivées. Désormais, un mot de passe est créé en même temps que la réunion et il faut le rentrer pour y accéder. L’administrateur doit également autoriser manuellement chaque participant de la réunion, qui est placé dans une salle d’attente en attendant cette validation. L’hôte peut aussi contrôler qui peut effectuer un partage d’écran.

En parallèle, Zoom a lancé un outil de signalement afin d'identifier les perturbateurs les plus récurrents et les exclure. L’entreprise travaille d’ailleurs toujours avec les autorités pour les sanctionner.

Récemment, Zoom a également fait l'acquisition de Keybase, startup qui aura pour mission de développer et de déployer l'option pour chiffrer de bout en bout les appels vidéo pour tous ses utilisateurs. Ces ajustements visent à rassurer surtout la communauté des experts en cybersécurité qui a été très critique envers Zoom. Aujourd'hui, grâce à cette pression aussi bien qu'à la réactivité de Zoom, les utilisateurs peuvent choisir les datacenters par lesquels transitent leurs conversations. La publication du rapport de transparence prévue pour le 30 juin a été reportée à plus tard. Ce rapport doit résumer les actions prises par le groupe pour répondre aux besoins du grand public pour un meilleur niveau de sécurité et de respect de la confidentialité.

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