Le LowCode

Depuis plusieurs années, les outils de développement Low Code gagnent du terrain dans les entreprises. Et pour cause : il s’agit d’une solution qui facilite la création d’applications et d’outils en tout genre.

Nous mettons donc la lumière sur cette méthode de développement, pour en comprendre les tenants et les aboutissants. À la lecture des lignes qui suivent, vous en saurez suffisamment sur le Low Code pour déterminer si ce développement avec peu de code est à votre portée et s’il peut convenir à vos projets, en interne tout comme pour la réalisation d’applications à destination de vos clients.

Le Low Code 

Depuis plusieurs années, les outils de développement Low Code gagnent du terrain dans les entreprises. Et pour cause : il s’agit d’une solution qui facilite la création d’applications et d’outils en tout genre.

Nous mettons donc la lumière sur cette méthode de développement, pour en comprendre les tenants et les aboutissants. À la lecture des lignes qui suivent, vous en saurez suffisamment sur le Low Code pour déterminer si ce développement avec peu de code est à votre portée et s’il peut convenir à vos projets, en interne tout comme pour la réalisation d’applications à destination de vos clients.

Comment le Low Code fonctionne-t-il ?

Vous ne connaissez pas le Low Code ? Voyons donc d’abord de quoi il s’agit. Pour faire simple, on peut le définir comme un moyen de créer des applications et des outils numériques, en limitant la quantité de lignes de code à saisir. Une plateforme Low Code dispose ainsi de fonctionnalités préconçues et automatisées, mais offrant la possibilité d’y ajouter du code informatique afin de personnaliser et d’étendre les possibilités de l’application. On se trouve donc à mi-chemin entre le No Code et le développement informatique traditionnel.  

Ainsi, une plateforme Low Code se définit comme un éditeur d’applications, dont on peut comparer le fonctionnement à celui des tableurs, de type Excel ou GoogleSheet, pour les plus connus. Autrement dit, l’utilisateur dispose d’une interface visuelle, au sein de laquelle il est possible d’utiliser des formules préconçues, mais aussi de créer des scripts personnalisés, de sorte à disposer de fonctionnalités additionnelles à celles proposées par l’outil. 

Bien que les outils de Low Code aient tous leurs particularités, le développement via ce type de plateforme suit généralement des étapes similaires :

  1. Choix des données à utiliser dans l’application, par le biais de l’intégration de base de données ou la connexion à des outils existants (Google Sheets par exemple).
  2. Personnalisation du contenu, que ce soit sur la forme (création d’un tableau ou d’un graphique, ajout de texte par exemple) ou sur le fond (définition du type de données, tri et filtre des données, etc.).
  3. Création des actions que doit exécuter l’application, et sous quelles conditions elle doit le faire (par le biais de la connexion avec d’autres outils via des API, la mise en place de formules de calcul, de requêtes, etc.).
  4. Lancement de l’application pour une phase de test, puis correction des erreurs avant sa mise à disposition.

Le processus de développement est ici largement simplifié, mais il permet de comprendre le fonctionnement global du Low Code. Tout au long de la création sur la plateforme, l’utilisateur est guidé par des blocs graphiques relativement intuitifs, mais qui utilisent et affichent des éléments en langage informatique. Pour personnaliser le contenu et les actions, il doit alors maîtriser ce langage de programmation pour comprendre ce que signifient les valeurs et les requêtes présentées. Des notions de code sont de ce fait requises, puisqu’au fil du développement de l’application, il est nécessaire d’entrer des lignes de code ou d’en modifier, de sorte à obtenir une appli qui répond précisément aux besoins énoncés et qui fonctionne correctement. 

À quels usages est destiné le Low Code ?

Grâce aux outils Low Code, il est possible de créer des solutions numériques très variées : applications mobiles et web, sites web, landing pages, etc. En somme, il n’existe presque aucune limite et les applications créées peuvent aussi bien être destinées à un usage interne qu’orientées client. 

Ainsi, le Low Code représente une véritable opportunité pour les entreprises, notamment les PME, afin de développer des applications métiers complexes, par exemple pour la gestion des stocks, de la comptabilité, des ressources humaines, etc. Il peut aussi s’agir de mettre en place des applications qui visent à automatiser des processus chronophages et à faible valeur ajoutée, pour gagner en efficacité opérationnelle.

Le Low Code représente aussi une solution intéressante pour créer rapidement des applications à destination des clients, que ce soit en B2C ou en B2B. Sites e-commerce, outils internes, applications mobiles, etc. : les plateformes Low Code n’ont rien à envier au développement traditionnel quant à la diversité des solutions qu’elles permettent de concevoir.

À noter également que les plateformes de développement Low Code peuvent être utilisées pour mettre à jour des solutions existantes. C’est un moyen rapide de répondre à de nouvelles exigences ou d’anticiper de futurs besoins.

 

Qui peut utiliser des plateformes Low Code ?

Contrairement à une plateforme No Code, un outil Low Code ne dispose pas d’une simple interface utilisateur avec fonction « glisser-déposer » de blocs graphiques et textuels prêts à être utilisés. Bien que le code reste minoritaire, il y est bien présent, et on ne peut se passer d’un minimum de connaissances pour utiliser un tel outil.
C’est pourquoi les plateformes Low Code s’adressent à deux profils principaux :

  • les développeurs professionnels, qui connaissent parfaitement les langages informatiques et les mécanismes de programmation, mais qui ont envie de gagner du temps ;
  • les individus ayant des notions en développement informatique et web, mais qui se révèlent insuffisantes pour créer une application de A à Z.

En revanche, un parfait novice risque de se retrouver rapidement perdu face au tableau de bord d’un outil Low Code. Il ne suffit pas d’être à l’aise avec les nouvelles technologies pour pouvoir prétendre créer une application en quelques heures. Toutefois, avec une rapide formation pour apprendre les bases du code et du temps passé à apprivoiser les fonctionnalités et les subtilités de l’outil Low Code, il est envisageable d’appréhender le fonctionnement d’une telle plateforme et de travailler en collaboration avec des développeurs pour créer des applications personnalisées.

Quant aux développeurs expérimentés, ils utilisent souvent cette méthode en réponse à des exigences de coûts et de délais de livraison. Mais il peut aussi s’agir pour eux de mettre en place une application bêta ou MVP (Produit Minimum Viable) et de réaliser des tests grâce au Low Code, avant de passer à un développement traditionnel plus abouti.

Quels sont les atouts de ce mode de développement ?

Si le Low Code connaît un tel succès, c’est avant tout car il permet un développement rapide. Dans un contexte concurrentiel et dans lequel on veut aller toujours plus vite, cette méthode s’avère très intéressante. En réduisant la quantité de code manuel au minimum et en utilisant des processus automatisés, tout va effectivement bien plus vite. Et qui dit un développement plus rapide, dit également une réduction des coûts

Pour autant, une livraison rapide et moins coûteuse grâce au Low Code ne signifie pas une qualité moindre. Au contraire, en réduisant le temps passé sur l’aspect purement technique et les erreurs de code, on peut se consacrer presque entièrement aux fonctionnalités importantes de l’application. Résultat : on peut plus facilement répondre aux besoins et réaliser rapidement des modifications pour s’adapter aux changements de l’organisation de l’entreprise, des besoins des clients, etc.

Le Low Code est également une opportunité formidable pour concevoir une première version d’un outil numérique, de sorte à en identifier les points forts et les axes d’amélioration, avant de l’étendre à l’ensemble du marché ou de l’entreprise.

D’un point de vue sécuritaire, les outils Low Code disposent également d’un véritable potentiel. En effet, ils pourraient permettre de réduire le Shadow IT, correspondant à l’introduction d’applications au sein de l’entreprise alors que celles-ci n’ont pas été validées par le DSI (Directeur des Systèmes d’Information). Mais comment le Low Code peut-il résoudre ce problème ? Une fois validé par le service informatique, l’outil Low Code permet de travailler en toute sécurité et de laisser les équipes travailler librement sur leurs applications métiers ou leurs solutions orientées client.  

Comment choisir un outil pour développer avec peu de code ?

Pour profiter de tous les avantages qu’offre le développement No Code Low Code, il est essentiel de choisir judicieusement la plateforme que vous allez utiliser. Identifiez vos besoins et répondez à quelques questions pour effectuer un premier tri entre les nombreuses solutions présentes sur le marché :

  • Quels types d’applications l’outil permet-il de créer, et pour quels appareils ?
  • La plateforme permet-elle l’intégration d’outils existants de l’entreprise ?
  • L’outil est-il facile à prendre en main ou requiert-il un certain temps d’adaptation ?
  • Quel est le niveau de sécurité offert par l’outil (protection des données, stockage sécurisé, traitement des failles sécuritaires, etc.) ?
  • Quel est le degré de personnalisation proposé (en sachant qu’il faut généralement trouver un compromis entre simplicité d’utilisation et possibilités de personnalisation) ?
  • L’outil intègre-t-il des technologies d’intelligence artificielle, pour rendre le développement encore plus facile ?
  • Est-il possible de tester l’outil gratuitement et quel sera ensuite son coût, etc. ?

Il ne s’agit là que d’une liste globale d’éléments à prendre en considération, mais cela montre bien que le choix de la plateforme Low Code ne doit pas être pris à la légère. Il est même judicieux de tester plusieurs plateformes avant d’en adopter une sur le long terme, de sorte à s’assurer qu’elle correspond tout à fait à vos besoins.

Et si vous craignez de ne pas trouver l’outil idéal, n’hésitez pas à faire appel à une équipe technique qui a l’habitude de travailler en Low Code/No Code. Elle pourra vous accompagner dans votre projet et se charger de la conception de votre application, tout en vous faisant profiter des atouts du Low Code, que sont la rapidité de livraison et la facilité d’utilisation une fois l’application créée.

Quel avenir pour le Low Code ?

Face à autant d’avantages et d’opportunités, le LowCode est sans conteste une méthode de développement d’applications qui va continuer à faire des adeptes. Et cet engouement profite à tous, car les prestataires offrant des services Low Code n’ont d’autre choix que de proposer des outils toujours plus performants, plus aboutis et plus simples d’utilisation. S’ensuit alors un cercle vertueux, puisque tout cela incite sans aucun doute les apprentis développeurs et les experts à se tourner vers ce mode de développement avec peu de code. Pour preuve les chiffres émanant d’une étude menée par Gartner en 2021, prévoyant que le marché des plateformes Low Code passerait de 3,47 milliards de dollars en 2020, à 5,75 milliards de dollars en 2022.